Comment lire cette fiche

Un contrat d'entretien se juge sur un seul nombre : ce qu'il laisse par heure de travail, une fois le véhicule et les produits payés. Comparez-le à votre coût horaire chargé. S'il est en dessous, chaque passage creuse un trou que les autres contrats comblent — et vous travaillez pour financer ce client.

Le prix juste, lui, se calcule en divisant le coût par (1 − marge), jamais en le multipliant par (1 + marge). L'écart n'est pas anecdotique : un coefficient de 1,25 appliqué à un coût ne laisse que 20 % de marge réelle, pas 25 %. C'est la façon la plus silencieuse de sous-facturer un parc entier.

Le temps sur la route est du temps payé

Le trajet n'apparaît sur aucune facture, et c'est précisément pour ça qu'il disparaît des calculs. Il est pourtant du salaire versé et des kilomètres de véhicule consommés. Sur une tournée dispersée, la route pèse couramment un tiers à la moitié du temps payé pour un passage — la ligne « part de la route » de la fiche le chiffre pour votre cas. C'est aussi le levier le plus rentable : regrouper les piscines par secteur coûte moins cher que d'augmenter tous ses prix. Le guide optimiser ses tournées d'entretien traite ce point.

Ce que la fiche ne sait pas

Elle calcule un contrat, pas une entreprise. Restent en dehors, volontairement :

  • La saison. Les chiffres sont mensuels. Un contrat de cinq mois ne rapporte pas douze fois son mois.
  • Les prestations ponctuelles — hivernage, remise en route, dépannage — qui se facturent à part et changent l'équilibre annuel d'un client.
  • La volatilité des produits. Un forfait tout compris absorbe une hausse de prix du chlore ; une facturation en sus la répercute.
  • Les impayés et les trajets à vide lorsqu'un portail reste fermé.

Des ordres de grandeur, pas une grille

Ces fourchettes servent à situer un prix, pas à le fixer : votre structure de coûts est le seul juge, et c'est ce que la fiche calcule.

Prestation Ordre de grandeur 2026 *
Passage ponctuel 50 – 90 €
Abonnement saison (hebdomadaire) 120 – 250 € / mois
Hivernage 120 – 250 €
Remise en route 120 – 250 €

* Fourchettes indicatives, hors produits, très variables selon la région, la distance et le bassin. Elles décrivent le marché, pas votre rentabilité.

Questions fréquentes

Faut-il facturer le temps de trajet ?

Pas comme une ligne sur la facture — mais il doit être dans le prix. Un client accepte un tarif, pas une décomposition de vos coûts.

Quelle marge viser ?

En dessous de 15 % du prix, le contrat tourne sans financer les congés, le matériel ni la saison creuse. Au-delà de 30 %, il contribue au développement de l'entreprise.

Et si mon prix est déjà signé ?

La fiche chiffre alors l'écart. Un contrat en cours se réajuste à sa reconduction, ou se rééquilibre en réduisant le temps de route (regroupement de tournée) plutôt que le service. Le guide du contrat d'entretien détaille ce que le document doit prévoir.

Dans PoolCenter, cette fiche se remplit toute seule. Les durées viennent des passages réellement effectués, le prix du contrat enregistré, et la marge observée se pose à côté de la marge simulée. Voir les fonctionnalités →
Questions fréquentes

On nous demande souvent

Comment calculer le prix d'un contrat d'entretien de piscine ?

On part du coût réel d'un passage — temps sur place ET temps de route valorisés au coût horaire chargé, plus le coût kilométrique du véhicule, plus les produits consommés — puis on divise ce coût par (1 − marge visée). Diviser, et non multiplier : appliquer un coefficient de 1,25 à un coût ne donne que 20 % de marge réelle, pas 25 %.

Faut-il facturer le temps de trajet ?

Le trajet n'apparaît pas sur la facture, mais il est payé par l'entreprise : c'est du temps de travail rémunéré et des kilomètres de véhicule. Il doit donc être intégré au prix du contrat. Sur une tournée dispersée, la route représente couramment un tiers à la moitié du temps payé pour un passage.

Qu'est-ce que le coût horaire chargé ?

C'est ce qu'une heure de travail coûte réellement à l'entreprise : salaire et charges pour un technicien salarié, ou rémunération visée pour un artisan seul, plus la part de structure (véhicule hors carburant, assurances, comptabilité, local, logiciels). C'est le nombre le plus personnel du calcul et celui qu'il faut recalibrer sur sa propre comptabilité.

Quelle marge viser sur un contrat d'entretien ?

La marge est une part du prix facturé. En dessous de 15 %, un contrat tourne mais ne finance ni les congés, ni le renouvellement du matériel, ni la saison creuse. Au-delà de 30 %, il contribue au développement de l'entreprise et pas seulement à son entretien.